Les chroniques de Christophe Chenebault

A quand le vrai changement de modèle de société ?

« Le changement, c’est maintenant »… Voilà une idée que nous pourrions trouver bien enthousiasmante de la part du politique. Enfin un changement de modèle de société nous est proposé! Mais à y regarder de plus près, en scrutant à la loupe les projets et programmes de tous bords de gauche comme de droite, on y voit bien la proposition d’un changement d’homme, claire, nette, ou de prolongement d’une politique en cours, mais point de changement de paradigme à l’horizon…

Une nouvelle fois les véritables enjeux de notre société ne sont pas abordés dans cette campagne. Une nouvelle fois on nous a ressorti la boite à sparadraps, à patchs, à bandelettes pour tenter de colmater – avec une ribambelle de mesurettes qui vont être débattues jusqu’à plus soif – ce modèle occidental de société à bout de souffle, qui prend l’eau de toutes parts, dans une attitude de quasi-acharnement thérapeutique. Une nouvelle fois nous avons assisté à un ballet d’homo-gestionnairus de l’économie de marché, spécialistes de chiffres abscons, de fiscalité et de budgets, et non de visionnaires qui cherchent à emmener un peuple vers son nouveau destin pour éviter le pire en proposant le meilleur.

Une nouvelle fois, on n’a pas voulu voir.   (…)

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L’autonomie est-elle l’avenir de notre société ?

Le capitalisme d’aujourd’hui semble s’être laissé piéger par sa complexité et son obsession du profit. Et nous, citoyens-consommateurs, courons chaque jour derrière la consommation, l’épargne, le travail, la sécu, la retraite… Est-ce vraiment la bonne réponse à notre quête personnelle de sens et de bien-être? Une solution est en marche qui pourrait résoudre une partie de nos difficultés: l’autonomie.

Chaque homme doit inventer son chemin… mais est-ce véritablement le cas dans nos sociétés modernes? Perdu dans ses finances incontrôlables, ses productions mondialisées et ses entreprises où l’humain et la nature ne pèsent pas bien lourds, le capitalisme d’aujourd’hui semble s’être laissé piéger par sa complexité et son obsession du profit. Et nous, citoyens-consommateurs, courons chaque jour derrière la consommation, l’épargne, le travail, la sécu, la retraite… Est-ce vraiment la bonne réponse à notre quête personnelle de sens et de bien-être? Est-ce la bonne voie pour pérenniser notre économie et réinventer l’imaginaire de notre avenir collectif ?

Une solution est en marche qui pourrait résoudre une partie de nos difficultés: l’autonomie. Du grec autos et nomos, l’autonomie est la faculté d’agir par soi-même en se donnant ses propres règles de conduite. C’est par exemple l’histoire du philosophe humaniste Pierre Rabhi qui décide au début des années 60 de s’extraire de la vie urbaine pour s’installer en Ardêche où il devient agriculteur auto-suffisant tout en adoptant une simplicité volontaire -le fameux « retour à la terre » dont les joies et les affres ont été immortalisés avec humour par les BD de Larcenet et Ferri (…)

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Les Créatifs culturels vont-ils faire basculer l’élection de 2012 ?

Des Indignés aux Créatifs culturels, une force sociale – constituant un puissant levier de changement – est en marche et est prête à faire bouger les lignes politiques. Il ne s’agit plus d’être de gauche ou de droite, mais bien de montrer qu’une troisième voie est possible, la voie… de l’avant! Alors qui saura incarner ce « Yes we can » à la française?

« Vos urnes sont trop petites pour nos rêves! » pouvait-on lire sur les pancartes des Indignés de Madrid… ces Indignés qui, des révoltes arabes à Occupy Wall Street, en passant par Londres ou Athènes, donnent de la voix pour se faire entendre du reste de la population. Mais de manière créative et spontanée, sans leaders, sans idéologies, sans structures et sans mot d’ordre bien précis si ce n’est le souhait d’un changement réel… Alors, simple vaguelette dans l’écume de la crise ou lame de fond d’un modèle de société à bout de souffle?

Petit flash-back. En 2000, le sociologue Paul Ray et la psychologue Sherry Anderson publient une étude issue de 12 années d’enquête auprès d’un échantillon représentatif de 100 000 personnes (1) aux Etats-Unis. Celle-ci démontre avec étonnement que pas moins de 26% des adultes américains – soit 50 millions de personnes – ont profondément modifié leur vision du monde, leurs valeurs et leur mode de vie. Et que leur nombre est en croissance régulière et rapide: en l’espace d’une génération, ils seraient ainsi passés de 5% au début des années 60 à plus de 33% aujourd’hui (chiffres des dernières études). « Nous décidons de les appeler les Créatifs culturels car, d’innovation en innovation, ils sont en train de créer une nouvelle culture pour le 21e siècle » précisent-ils alors.  (…)

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La Nouvelle économie existe, mais elle n’est pas celle que l’on croyait…

A l’instar de la machine à vapeur provoquant la révolution industrielle à la fin du XVIIIe siècle, il nous a été donné de penser que les technologies de l’information allaient faire émerger une Nouvelle économie. Celle-ci existe bel et bien, mais elle n’est pas là où l’on croyait… car la véritable Nouvelle économie est en fait celle qui place l’humain, la préservation du vivant et de l’environnement au coeur de ses préoccupations.

« Les ordinateurs ont le pouvoir de transformer notre monde en un monde… qui nous soit tout à fait étranger ! » Derrière ce bon mot du chroniqueur américain Dave Barry1 se cache tout le mythe de la Nouvelle économie, terme apparu à la fin des années 90 aux Etats-Unis – mais qui a conquis le reste du monde par la suite – pour désigner la croissance économique issue de l’alliance sacrée entre la microélectronique, le logiciel et les réseaux. Et, de fait, ces nouvelles technologies de l’information et des communications (les NTIC pour les intimes) ont retourné Gutenberg dans sa tombe et accéléré la mondialisation des savoirs et des communautés. En tant que fondateur du média culturel français Evene, j’ai vécu de l’intérieur pendant plus de dix ans cette incroyable révolution numérique (toujours en cours d’ailleurs…). Et oui nous avons alors pu acheter un livre sur Amazon sans bouger de chez nous, oui les entreprises ont pu jeter un oeil sur les produits ou services de leurs concurrents en quelques clics, et oui les traders ont pu passer leurs ordres de bourse au millième de secondes près.

Les optimistes, dont je faisais partie, pensaient que l’introduction dans nos économies contemporaines de ces technologies – à l’instar de la machine à vapeur provoquant la révolution industrielle à la fin du XVIIIe siècle – allait tout changer. Et la diversité autant que l’innovation des innombrables startups de la Silicon Valley, et d’autres pays comme la France, étaient là pour nous le confirmer. Résultat des courses, les échanges ont été intensifiés, l’économie s’est accélérée, complexifiée et financiarisée, la compétition entre concurrents s’est accrue, et les états-majors des entreprises sont passés d’une visibilité stratégique de 5 ans à 6 mois… quel progrès ! (…)